topologie
de la
mal-adresse
Cette création chorégraphique expose
une géographie sensible du fil, liée à
l’expérience de la (prise) de parole.
Symbole littéraire et sémantique,
incarnant la cohérence, la raison, le fil
est ainsi mouvementé, emmêlé,
déroulé, enroulé, défilé, débordé et
défié de son identité stylistique
occidentale, de sa stabilité
métaphorique.
Elément tangible qui nous entoure au
quotidien, le fil nous habille, nous
amuse, nous sépare, nous lie, nous
découpe, nous met en tension, nous
manipule, nous dérange. D’où vient ce
fil qui dépasse ? Qui nous gratte ?
Que va-t-il devenir ?
Par un récit autobiographique, ce solo
(duo filaire) ludique veut mettre en relief
la complexité du rapport mal-adroit à
l’altérité, de sa légitimité fragile à « être
à sa place », en observant ce corps
dérangé, pudique, retenu, intimidé,
soumis, empêché par le langage.